Partager l'article ! Quand le navire largue les amarres...: Quand le navire largue les amarres, quand les doutes deviennent certitudes, quand la colère devient trist ...
Les paysages étaient comme un archet qui jouait sur mon âme. (Stendhal)
Quand le navire largue les amarres, quand les doutes deviennent certitudes, quand la colère devient tristesse, le désarroi et l'impuissance, la pire des réalités se dévoile soudain sous nos yeux.
Je pleure de toutes ces larmes d'embruns salés qui poudroient l'océan. Il nous sépare aujourd'hui un peu plus et peut-être à jamais.
Nous ne serons à présent qu'étrangers, puisque déjà nous nous haïssons. Le temps n'a fait qu'amplifier le silence pour le rendre sans fin comme notre éternité.
Je condamne ce qu'ils ont fait de toi, pauvre esprit fragile, si généreux. Ils ont volé ta douceur déjà et prendront tout le reste, sans que nous puissions t'avertir du danger. Hélas, convaincu que ta vérité est la seule, il ne me reste plus qu'à protéger les miens. Adieu, à Dieu, s'il t'en reste un.
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Ton corps est libéré de fatigue et de craintes.
Il engage sa foi en ce matin d'espoir.
Lace tes souliers avec soin, charge tes épaules de ta piètre fortune et d'eau si précieuse.
Dis Adieu aux hôtes qui t'ont reçu comme un Roi, laisse leur ton image, toi misérable gueux, pour qu'ils sachent qu'il n'est
pas de mirage dans la reconnaissance de l'homme ni dans l'amour de Dieu.
Quitte ce lieu, à présent, où tu te sentais si bien.
Va vers l'avenir, vers l'inconnu nouveau, vers la souffrance de l'être, vers le calme de l'esprit.
Tes pas dans la rosée sont autant de prières qui salueront ton âme pour une éternité. Ultreïa ! Tchema (Sobre el Camino 2004/2008)