Partager l'article ! "Il fallait bien que je parte une jour..." disait-elle...: J'adore cette voix qui n'est plus aujourd'hui. E ...
Les paysages étaient comme un archet qui jouait sur mon âme. (Stendhal)
J'adore cette voix qui n'est plus aujourd'hui.
Elle me faisait voyager comme voyagent les petits enfants. Quel est celui qui n'a pas rêvé d'avoir auprès de lui, cette femme d'une douceur délicieuse ?
Sa voix mélodieuse aurait calmé mes songes difficiles, mes chagrins de gamin.
Son visage affectueux laissait imaginer les larmes et les joies d'un pays marié avec la mer. Sans doute la voulait-elle toujours près d'elle, pour rester pieds nus comme je l'étais sur les plages de mon enfance.
Ton corps est libéré de fatigue et de craintes.
Il engage sa foi en ce matin d'espoir.
Lace tes souliers avec soin, charge tes épaules de ta piètre fortune et d'eau si précieuse.
Dis Adieu aux hôtes qui t'ont reçu comme un Roi, laisse leur ton image, toi misérable gueux, pour qu'ils sachent qu'il n'est
pas de mirage dans la reconnaissance de l'homme ni dans l'amour de Dieu.
Quitte ce lieu, à présent, où tu te sentais si bien.
Va vers l'avenir, vers l'inconnu nouveau, vers la souffrance de l'être, vers le calme de l'esprit.
Tes pas dans la rosée sont autant de prières qui salueront ton âme pour une éternité. Ultreïa ! Tchema (Sobre el Camino 2004/2008)