Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 09:20

DSC 0091  J'ai toujours eu envers cet oiseau une vive admiration. Est-ce parce qu'il représentait dans mon enfance une légende par sa rareté en Afrique du Nord ?

 

  La majesté de leurs déplacements et leurs habitudes de vie en collectivité au dessus des agglomérations ajoutent une touche poétique à l'environnement qu'elles occupent.

  DSC 0090

  Sur le Camino de Santiago, elles rassurent le pèlerin  qui les croise dans les champs. Du sommet des églises, elles applaudissent de leurs becs, ses efforts à l'arrivée de chaque étape.

 

  En Espagne, l'été, elles participent à ces rassemblements de fin de journée, quand tout le monde sur la place prend le frais en les observant tournoyer dans le ciel. DSC 0099

 

 Bel oiseau, s'il ne porte pas le bébé qu'espère la famille,  tient sa place de porte-bonheur en vrai gardien de la paix des cieux. 

Par Tchema - Publié dans : J'aime - Communauté : Ultreïa
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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 14:53

 

DSC 0129En pays de Navarre, l’Espagne étale sur les bords du Rio Ebro, l’une de ses plus belles perles de terre ocre rouge.

Cette ville magnifique aux nombreux édifices et monuments historiques et religieux, permet de mesurer la fierté de sa population.

Les Sierras que traverse l’Ebro, font la richesse agricole de sa région. Les artichauts, asperges, poivrons et tomates sont réputés dans l’Europe entière. Quant aux élevages de bovins, nourris des exploitations d’alfafa toutes proches, sont les plus importants d’Espagne.DSC 0131

En se promenant dans la vieille ville, dans les bodegas, on retrouve la jeunesse étudiante des facultés de Pampelune toutes proches.

Le week end, les familles portent encore les plats préparés avec soin, à l’horno. La bonne chaleur du fournil du boulanger, profite à tous et donne à chaque cuisine ce petit goût exquis. Pendant la cuisson, toda la gente en la calle. On se retrouve en famille sur la grande place jusqu’à la nuit et la fraîcheur tombées.

DSC 0130J’ai toujours plaisir à retrouver cette petite ville charmante et accueillante. J’en ramène l’insouciance apparente d’un peuple d’une incroyable générosité…

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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 23:07

Ce Dimanche fut consacré à la visite de ce monastère de Haute Corse, sur les flancs du Mont San'AnghjeluDSC01492, tout près du village de Corbara, au dessus des turquoises dentelées aux plages de sable fin.

 

En attendant l'heure des visites du lieu saint, j'avais quelques instants plié les genoux dans la petite chapelle jouxtant les hauts murs. Moment de recueillement et de silence alors que dehors, le vent depuis plusieurs jours en plein juillet, frappait l'Île de Beauté.

 

Je m'apprêtais à quitter l'abri de prières lorsqu'une voix s'éleva déchirant le silence d'un Avé Maria somptueux. Le versant de l'autel pouvant cacher quelques moines, je supposais que c'était de l'un d'entre-eux que venait cet éclat. Je vis au contraire, le buste d'un fidèle se soulever au final de l'oeuvre terminant l'interprétation d'un ténor lyrique affirmé.

 

Sur le parvis, je vis sortir une petite fille, qu'accompagnaient deux jeunes femmes et l'homme dirigeant une poussette où trônait un beau bébé.

A mes félicitations pour son impressionnante prestation, il me répondit timide et souriant qu'elle fut d'une grande simplicité. Elle fut certainement le rayonnement bien simple d'un moment lumineux de recueillement... 

 

 

Par Tchema
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 16:15

Cette même angoisse prenait à nouveau en étau ma poitrine depuis le matin. J'avais pourtant fait part de mes craintes au colonel en montant dans le Toyota jaune sable. Le légionnaire qui devait nous conduire au contact, m'avait lancé un regard inquiet confortant mes doutes sur la sécurité de cette mission.

 

cryingLe véhicule démarra dans un nuage de poussière et nous propulsa à l'extérieur de la base rasant les chicanes, écrasant les amortisseurs de droite comme de gauche. Je remontais mon casque et déjà tout mon corps ruisselait sous la chaleur du lourd équipement.

 

La vitesse diminua à l'approche de souk de Nouadhibou. Ce marché local était rempli de monde et l'avertisseur avait bien du mal à nous frayer le passage. Chaque virage semblait réduire plus encore la largeur  à travers les étalages. Je vis quelques mouvements de nervosité chez les commerçants prenant à parti les badauds plus nombreux.

 

 

A cet instant, comme une musique de film, les chants grégoriens du monastère d'En Calcat, montèrent dans ma tête et leur écho me fit tourner la tête vers l'arrière du véhicule. La foule se refermait sur notre passage avec leurs invectives à présent plus violentes.

 

J'assenais un coup violent sur l'épaule du conducteur et hurlais : "Marche arrière ! Marche arrière ! Go ! Go ! Go !". Je vis en un éclair le regard surpris du colonel. Comme moi, il sortit son arme. La manoeuvre fut brutale et efficace. Le Toyota recula sur quelques mètres et glissa dans un tête-à-queue ; il bondit, moteur hurlant, vers la sortie s'éloignant du traquenard.

 

 

Tremblant, suffocant, je repris mes esprits avec peine. Les voix des moines dans mon esprit se firent plus douces. Levant les yeux au ciel, je crus apercevoir un visage penché sur nous trois et me surpris à réciter un credo.©Tchema 2011 (à suivre)

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Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 16:24

DSC00307La petite 2CV avait eu bien du mal à démarrer en ce matin glacial. Le père Martin avait pris au passage les deux enfants sortis du dortoir encore chaud. Ils s'étaient engouffrés à l'arrière et avaient pris aussitôt une position suffisamment confortable pour quelques minutes supplémentaires de sommeil.

 

A tour de rôle, les enfants étaient désignés pour servir la messe à En Calcat link vieux monastère bénédictin. Le service de 6 heure, véritable corvée pour les gamins, ajoutait une austérité particulière déjà redoutée par la froideur des matins d'hiver.

 

Toussant, cahotant, la petite voiture faisait crisser le gravier de l'entrée, signalant aux deux enfants à moitié endormis, la fin de leur voyage et le début de leurs souffrances. D'un pas rapide, ils se dirigèrent tout le long du cloître sombre, vers la chapelle silencieuse. Tout semblait immobile, dans la nuit froide. 

 

Les préparations dans la sacristie finissaient généralement par une réprimande du père Martin qui ne souffrait d'aucun retard. Ses deux aides retardaient l'instant grave de l'entrée dans l'édifice encore plongée dans le noir.

 

Ce n'était pas les quelques cierges s'allumant miraculeusement autour de l'autel qui apporta un quelconque réconfort à ces deux petits. Ils savaient que le moment approchait. Sans se retourner, ils devinaient au bruit d'un claquement de bois que les moines, cachés de part et d'autre de l'allée centrale se levaient avec leur rituel synchronisme.

 

Tout à coup, sortant des profondeurs des poitrines caverneuses de ces hommes, les voix graves s'élevèrent en coeur d'une justesse irréprochable. Ce que craignait surtout l'un des enfants se produisait alors. Les chants grégoriens, acapella, dans cette église provoquaient à nouveau chez lui, une tristesse lugubre, presque insupportable.

 

Levant les yeux vers cette croix où cette tête penchée semblait le regarder, il récita son credo et serra les lèvres pour tenter de retenir deux larmes chaudes roulant déjà sur ses joues glacées... (à suivre)

©Tchema66

Par Tchema - Publié dans : Emotion - Communauté : Ultreïa
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La prière du Pèlerin. (Tchema)

Ton corps est libéré de fatigue et de craintes.
Il engage sa foi en ce matin d'espoir.
Lace tes souliers avec soin, charge tes épaules de ta piètre fortune et d'eau si précieuse.
Dis Adieu aux hôtes qui t'ont reçu comme un Roi, laisse leur ton image, toi misérable gueux, pour qu'ils sachent qu'il n'est pas de mirage dans la reconnaissance de l'homme ni dans l'amour de Dieu.

Quitte ce lieu, à présent, où tu te sentais si bien.

Va vers l'avenir, vers l'inconnu nouveau, vers la souffrance de l'être, vers le calme de l'esprit.
Tes pas dans la rosée sont autant de prières qui salueront ton âme pour une éternité. Ultreïa ! Tchema (Sobre el Camino 2004/2008)

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